
Le Secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), chargé de la mobilisation, Augustin Dia Houphouët, n'est pas content contre certains cadres du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI).
Quelques jours après son interview accordée à une chaîne étrangère, Dia Houphouët s'est vu "attaquer" par des membres de ce parti de l'opposition avec qui son parti, le PDCI-RDA s'était allié pour prendre la tête des élections législatives en 2021, à Yopougon. Et pour cause, encore "unis" lors des échéances électorales de 2025 autour du Front commun, mouvement politique lancé par plusieurs partis politiques de l'opposition, ces deux partis n'ont pas pu garder leur poste à la tête de cette commune. Mais également pour ceux qu'ils visaient.
La raison ? Certaines mésententes entre les alliés de circonstance. Mais si le PPA-CI avait pointé l'individualisme de Dia Houphouët du doigt, ce dernier ne compte pas se laisser faire. En clair, dans cette déclaration, l'homme a tenu à mettre les choses au clair. "Il est important que je réponde à certaines critiques que je n'ai pas appréciées. Je n'ai pas apprécié parce que la dernière fois que j'étais en France, j'ai fait une interview. Et ce que j'ai dit dans cette interview était la pure vérité. Je ne suis pas un politicien qui dit une chose et qui la renie. Et nos amis du PPA-CI, c'est d'eux que je parle", a-t-il déclaré. Selon lui, dans son alliance "manquée" avec Michel Gbagbo (cadre du PPA-CI) lors des municipales de 2023, et qui a vu le RHDP, parti au pouvoir, garder la tête de la mairie de Yopougon, a bien des explications.

Et pour cause, à le suivre, cette alliance n'aurait pas eu lieu parce que "ses amis" d'en face l'accusent pour avoir voulu "garder la tête de liste" lors de ces scrutins. Et ce, à cause de son nom qui serait lié à l'ancien président de la Côte d'Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Or pour Dia Houphouët, cette affirmation est particulièrement fausse. "Moi, les gens ne me suivent pas à cause de mon nom. C'est par rapport aux actes que je pose que les gens me suivent. Ce n'est pas parce que je m'appelle Dia Houphouët que les gens me suivent. Ils me suivent parce que je suis un homme de conviction. Et ça, il faut qu'ils le sachent", a-t-il prévenu.
Visiblement remonté par ce qu'il pourrait qualifier de "manque de reconnaissance de son talent et de son intelligence", Dia Houphouët a tenu à mettre les choses au clair. "Je me suis battu pour être ce que je suis aujourd'hui. Et ça, il faut qu'ils le sachent. Parce qu'il y va de mon honneur. Et moi, on ne marche pas sur mon honneur", a-t-il indiqué. Pour ceux qui l'accusaient d'être un "vendu", le Secrétaire exécutif du PDCI-RDA chargé de la mobilisation, estime être un homme de conviction.
"Moi je ne suis pas venu en politique à cause de l'argent. Je ne suis pas venu en politique à cause des postes. Si aujourd'hui, le président Tidjane Thiam m'a nommé Secrétaire exécutif en charge de la mobilisation, c'est par rapport à ma compétence. Si aujourd'hui, le président Tidjane Thiam m'a nommé vice-président du PDCI-RDA, c'est par rapport à ma compétence. Je ne suis pas venu à cause de l'argent... Je n'ai pas décidé d'être candidat à cause de l'argent. Si eux, ils peuvent prendre l'argent ailleurs pour des concessions, je ne suis pas dans ça", a-t-il rappelé.
En clair, Dia Houphouët estime de trop toutes ces accusations à son encontre. N'étant pas un homme de "spectacle", il ne souhaite pas en dévoiler davantage sur les dessous de ce que cachait le projet du Front commun. "Donc, je les mets au défi. S'ils considèrent que ce que j'ai dit ici, ce n'est rien, et qu'ils vont sortir encore, ce que je vais faire sortir, ils vont le regretter. Parce que j'ai été membre du Front commun. J'ai été un membre très actif du Front commun... Donc je me réserve parce que je ne suis pas un homme qui 'casse les papos' (un homme qui fait des révélations fracassantes, Ndlr). La balle est dans leur camp", a-t-il conclu.