
Farouchement opposée au nouveau mandat du président Alassane Ouattara, Pulchérie Gbalet, qui est en exil depuis l'élection présidentielle du 25 octobre 2025, s'en est prise aux partis politiques de l'opposition de Côte d'Ivoire, qu'elle a qualifiés d'"égocentriques".
« Je reproche à l'opposition un certain égocentrisme par rapport aux intérêts du peuple qu'il faut défendre. On connaît l'histoire de chaque opposant et on sait qu'ils n'ont pas la capacité de privilégier la Côte d'Ivoire. Je ne dirais pas qu'ils ne sont pas matures, mais je suis d'accord qu'ils ne méritent pas de diriger les Ivoiriens », a-t-elle déclaré dans une publication relayée sur les réseaux sociaux ce jeudi 1er octobre 2026.
Pulchérie Gbalet reproche en effet à l'opposition ivoirienne de ne pas avoir le courage nécessaire pour s'aligner autour des mêmes idées, mais surtout à ces partis de l'opposition de n'avoir jamais cessé de « combattre » les organisations de la société civile. Aussi, pour ce qui concerne la mise en place du Front commun, une tribune mise en place par plusieurs partis politiques de l'opposition dont le PDCI-RDA, le COJEP, le FPI, le MGC et bien d'autres, Pulchérie Gbalet estime que ce Front n'a pas été créé sur de bonnes bases.
« Le Front commun n'a pas été bâti sur la sincérité. Parce que, dans la pratique, il y a des acteurs qui n'ont pas assumé tout ce qu'il fallait pour atteindre les objectifs fixés. Donc ils étaient dans le Front commun mais se sont défilés à la dernière minute », a-t-elle dénoncé. Visiblement déçue de ne pas avoir vu ce Front commun aller au bout de ses missions. Au contraire de 2020, où, avec le président Henri Konan Bédié, la désobéissance civile avait, selon elle, porté ses fruits.
Malgré tout, Pulchérie Gbalet estime que le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, « est toujours l'homme de la lutte ». « Sauf qu'il est arrivé à un stade où, pour des raisons que lui seul maîtrise, il n'ose plus certaines choses », a-t-elle conclu.