
Tournant décisif dans le partenariat de longue date entre l’Etat de Côte d’Ivoire et l’UNICEF. Doté d'une enveloppe budgétaire historique de 12 milliards F CFA, ce plan d'action de deux ans vise à prévenir toutes les formes de malnutrition en Côte d’Ivoire, avec un accent prioritaire sur les populations les plus vulnérables du pays. La feuille de route associe nutrition maternelle, nutrition des adolescents et jeunes, nutrition communautaire, innovation digitale (Intelligence artificielle) et renforcement de l'économie locale à travers l'initiative First foods Africa.
Ce plan, à en croire les parties signataires, s'inscrit en droite ligne du nouveau Plan national de développement (PND) 2026-2030 de la Côte d'Ivoire, qui érige le développement du capital humain au rang de priorité absolue. En investissant massivement dans la nutrition dès le plus jeune âge, les deux partenaires entendent ainsi bâtir les fondations d'une nation prospère et résiliente.
Le plan bénéficiera également de l’effet de levier du Child nutrition fund (Fonds pour la nutrition de l'enfant), un mécanisme financier innovant qui agit comme un accélérateur de résultats, traduisant les engagements de la table ronde de mobilisation des ressources en actions concrètes sur le terrain.
Le Plan de travail biennal 2026-2027 introduit des réformes structurelles majeures réparties en quatre axes clés. Entre autres, d’une part, le paquet d'interventions des « 1 000 premiers jours » qui fait un recentrage des efforts sur la période critique allant de la grossesse aux deux ans de l’enfant. Cela inclut le renforcement de la nutrition maternelle, la promotion de l'allaitement maternel et la lutte contre les carences en micronutriments avec un accompagnement tout au long de l’enfance et de l’adolescence, afin de permettre à chaque jeune de réaliser pleinement son potentiel. Au-delà des stratégies institutionnelles, ce plan d'action se veut une promesse de changement concret pour le quotidien des ménages ivoiriens.
Représentant résident de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean François Basse a salué ce partenariat qui, à l’en croire place chaque enfant de Côte d’Ivoire au cœur absolu de l’action de l’organisme des Nations Unies. « En signant ce document aujourd’hui, nous plaçons chaque enfant de Côte d’Ivoire au cœur absolu de notre action. Car derrière les chiffres, les financements et les stratégies, il y a le visage d’un enfant qui grandit, le sourire d’une mère rassurée et la promesse d’une génération forte, saine et épanouie. Ce Plan de travail biennal est bien plus qu’un accord de partenariat, c'est un pacte d'avenir que nous scellons avec la jeunesse de ce pays », a-t-il témoigné.
Ministre Directeur de Cabinet du Vice-Président de la République, Emmanuel Koffi Ahoutou, a au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire salué la signature de ce plan d’action biennal qui selon lui est la preuve de la détermination de l'État ivoirien à offrir à chaque citoyen, dès son plus jeune âge, les chances de réaliser son plein potentiel. « Ce plan d’action biennal est la preuve de la détermination de l'État ivoirien à offrir à chaque citoyen, dès son plus jeune âge, les chances de réaliser son plein potentiel. Grâce à la coordination multisectorielle sous l'égide du Bureau de coordination du CONANUT et de l’ensemble des membres du CONANUT et à l'appui constant de partenaires de premier plan comme l'UNICEF, nous posons les jalons d'une Côte d'Ivoire durablement libérée de la faim et de la malnutrition », a-t-il traduit.
Pour assurer une efficacité maximale sur le terrain, le Bureau de coordination du CONANUT et l’UNICEF mettront en place un cadre de gouvernance rigoureux. Ce dispositif permettra de consolider la concertation entre les ministères sectoriels, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers, tout en garantissant un suivi transparent et régulier des fonds investis.