
Avec cette ouverture, Grand-Bassam compte désormais le 36e centre décentralisé du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) du pays, et le troisième dans le Sud-Comoé, après Aboisso et Bonoua.
La transfusion sanguine existe en Côte d'Ivoire depuis 1951, année de création du Centre fédéral de transfusion sanguine. Depuis, le CNTS collecte, analyse, traite, transporte et distribue le sang et ses dérivés à travers tout le réseau sanitaire du pays. Il forme aussi le personnel médical et pilote des travaux de recherche sur la transfusion.
Pour le maire de Grand-Bassam, Jean-Louis Moulot, ce nouveau centre arrive à point nommé face aux besoins d'une population en pleine croissance. Il a rappelé que la ville, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, attire chaque année de nombreux touristes, une affluence qui s'accompagne aussi de son lot d'accidents de la route et d'urgences nécessitant des transfusions.
« Le sang ne se fabrique pas, ne s'achète pas, il se donne et, au moment où une vie en a besoin, il est important qu'il soit disponible pour sauver des vies », a-t-il lancé, avant d'annoncer la mise en place prochaine d'une journée communale annuelle de don de sang pour approvisionner le centre.
De son côté, le directeur général du CNTS, le Professeur Yassongui Mamadou Sékongo, a situé cette inauguration dans une stratégie plus large : rendre les produits sanguins plus disponibles et faire reculer la mortalité liée à leur pénurie, en particulier chez les femmes enceintes et les enfants. D'autres centres décentralisés devraient voir le jour à l'intérieur du pays d'ici octobre, a-t-il annoncé. Il a par ailleurs rappelé que le prix d'une poche de sang reste fixé à 3 000 FCFA partout en Côte d'Ivoire, cliniques privées comprises.
Le président du conseil régional du Sud-Comoé, Dr Eugène Aka Aouélé, a salué à son tour l'arrivée de ce troisième centre régional et invité les populations à donner leur sang régulièrement. La cérémonie s'est achevée par la remise de moyens de mobilité destinés au fonctionnement du centre.