
Le but: dépister, diagnostiquer, mieux suivre les patients diabétiques. Surtout quand il y a un risque cardiaque. Les médecins ont parlé de l'ischémie myocardique silencieuse. Elle peut toucher les diabétiques sans douleur à la poitrine.
Le Dr Kouakou Hermann, cardiologue à l'Institut, a annoncé la suite : des journées de sensibilisation et de dépistage à Abidjan, dans l'Institut et sur d'autres sites. Pour inciter chacun à connaître son taux de sucre. Il a rappelé que le diabète de type 2 expose à plusieurs maladies du cœur et des vaisseaux : infarctus, AVC, insuffisance cardiaque ou artères bouchées aux jambes. Mais il le dit clairement : "Le diabète n'est pas une fatalité". Il a demandé aux patients de respecter leur régime, de prendre leur traitement et de contrôler les autres risques.
Pour le Dr Kwamé N'Da Amani, spécialiste en médecine du sport et réadaptation cardiaque, a parlé du sport. Selon lui bouger régulièrement aide à faire baisser le taux de sucre et à éviter des complications. Mais il faut faire attention selon son taux du moment : "Une glycémie inférieure à 1 g/l peut exposer à un risque d'hypoglycémie pendant l'exercice, tandis qu'un taux supérieur à 2,50 g/l appelle des précautions particulières, notamment une réhydratation et une surveillance adaptées."
Il a également conseillé de vérifier sa glycémie à jeun et après avoir mangé, avec l'aide aussi des capteurs qui suivent le sucre en continu.