
Une victoire marquée par la mobilisation, au terme du scrutin, Mme N’Goran a obtenu 244 voix contre 161 pour son adversaire Stéphane Bahi, tandis que trois bulletins nuls ont été enregistrés. Ainsi, cette élection, au-delà des chiffres, consacre une nouvelle étape pour la corporation journalistique, appelée désormais à renforcer sa cohésion et à défendre les intérêts de ses membres.
Un congrès sous le signe du dialogue, durant deux jours, les débats ont mêlé enjeux professionnels et électoraux dans une atmosphère de mobilisation. Par conséquent, l’élection de Mme N’Goran apparaît comme le symbole d’une volonté de reconstruction et de professionnalisation du secteur.
L’appel à l’unité du ministre de la Communication, invité d’honneur, le ministre de la Communication a insisté sur la nécessité de « rassembler pour reconstruire ». D’abord, il a salué la qualité des échanges et rappelé l’héritage des pionniers du journalisme ivoirien. Ensuite, il a souligné que les critiques face aux réformes actuelles ne sont pas inédites, puisque ses prédécesseurs avaient eux aussi affronté des contestations similaires. De plus, le ministre a rendu hommage au Comité ad hoc, dirigé par Amos Béonaho, pour avoir restauré la confiance en seulement 46 jours. Grâce à une démarche fondée sur le dialogue et la neutralité, ce comité a permis de ramener la sérénité dans un contexte tendu.
Enfin, s’adressant à la nouvelle présidente, le ministre a rappelé que cette victoire n’est pas un privilège mais une responsabilité historique. En effet, il a exhorté les dirigeants à inscrire leur action dans la dynamique du thème du congrès : « Rassembler pour reconstruire ». Une nouvelle page pour la presse ivoirienne, ainsi, l’élection de Marie-Laure N’Goran ouvre une ère inédite pour l’UNJCI. Entre unité, reconstruction et professionnalisation, la presse ivoirienne s’apprête à écrire un chapitre décisif de son histoire.