
Dans son communiqué, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Jean Sansan Kambilé, a donné les vraies raisons de la présence du FBI au Pôle pénal économique et financier. Pour le ministre, cette présence dans les locaux du PPEF est le fruit d’une collaboration entre la justice ivoirienne et le FBI dans le cadre de la lutte contre la sextorsion et le blanchiment de capitaux, soulignant que la présence des agents américains n’est pour une toute autre affaire. « Il tient à indiquer qu'aucun service américain n'a saisi l'Etat de Côte d'Ivoire d'une telle affaire et qu'à ce sujet, il n'existe aucune enquête en cours au Pôle Pénal Économique et Financier, conduite par la Gendarmerie nationale, qui expliquerait, comme le prétend Jeune Afrique, la présence d'agents du FBI en son sein », peut-on lire dans le communiqué.
Sur les véritables raisons de la présence des agents américains au PPEF, le ministre Sansan Kambilé explique que cela est le fruit d’une coopération entre les juridictions américaine et ivoirienne. « La présence des agents du FBI s'inscrit dans le cadre de la coopération entre juridictions, qui a abouti à la création d'une Task force entre le Pôle Pénal Économique et Financier, ses enquêteurs, les procureurs américains et des agents du FBI chargés de la lutte contre la sextorsion et le blanchiment de capitaux », a précisé le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.
Et le ministre Sansan Kambilé de saluer les résultats de cette coopération qui a permis la résolution de plusieurs affaires. « La création de cette Task force a permis la résolution de plusieurs affaires de sextorsion, dans lesquelles les victimes, dont certaines se sont suicidées, sont américaines », a-t-il salué insistant que cette grâce à cette Task force, le PPEF a pu interpeller, juger et condamner plusieurs personnes. « Le Pôle pénal économique et financier a ainsi pu interpeller plusieurs personnes mises en cause, les a jugées et condamnées à de lourdes peines de prison », a-t-il dévoilé.
Par ailleurs, fait savoir le ministre, c’est dans le cadre de leur coopération que « les procureurs américains et les agents du FBI ont effectué plusieurs visites au Pôle pénal économique et financier, et ont été reçus à plusieurs reprises par les hautes autorités judiciaires ». Et de confier que le PPEF « a d'ailleurs reçu les vives félicitations des autorités américaines à la suite de l'arrestation et de la condamnation de cybercriminels ».
Tout en saluant l'engagement du Pôle pénal économique et financier et de ses animateurs dans la lutte contre la criminalité financière, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a félicité l’institution pour son « importante contribution au retrait de la Côte d'Ivoire de la liste grise du GAFI ».