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Me Alain Bokola (Avocat de DJ Arafat) sur la saisine du Pôle pénal : « J’avais donné un ultimatum de deux mois »

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Avocat de DJ Arafat et membre du Conseil d’avocats ayant déposé une plainte contre X au Pôle pénal économique et financier pour faire payer « les pilleurs des œuvres du Daïshikan », Me Alain Bokola s’est confié à Lavenir.ci ce mercredi 12 août 2026 depuis l’étranger où il se trouve en ce moment. 

Me Alain Bokola a confirmé, dans un entretien téléphonique à Lavenir.ci, les propos de Christy B annonçant la saisine du Pôle pénal économique et financier aux fins de faire payer les « pilleurs des œuvres de DJ Arafat » dont le préjudice financier s’évalue à plus de 400 millions F CFA. Pour l’avocat, le délai qu’il avait donné aux « pilleurs » pour un règlement à l’amiable étant largement dépassé, il n’avait plus d’autre choix que de saisir le Pôle pénal économique et financier. « J’avais donné un ultimatum de deux mois qui a largement expiré », confie-t-il non sans indiquer que c’est après le délai accordé pour un règlement à l’amiable qu’il a décidé de porter plainte. « On a porté plainte contre X au Pôle pénal économique et financier », confirme-t-il. 

Sur les motivations de cette plainte au Pôle pénal économique et financier, Me Alain Bokola assure qu’elle va permettre à l’institution « d’ouvrir une enquête large prenant en compte les faits avec poursuites éventuelles des auteurs et complices des fraudes, détournements et blanchiments des droits et intérêts de DJ Arafat qui devraient bénéficier à ses ayants-droits ». Selon lui, c’est plus du milliard F CFA de préjudice dans cette affaire. « C’est une enquête large et tous ceux-là vont passer au peigne fin. Le préjudice financier est évalué à plus du milliard F CFA. DJ Arafat est vendu un peu partout mais des personnes malveillantes jouissent toutes seules des fruits des œuvres de l’artiste au détriment de ses ayants-droits et c’est ce qu’on va savoir avec le Pôle pénal économique et financier qui a été saisi », confie-t-il. 

Poursuivant, Me Alain Bokola ajoute qu’il va « réclamer des audits à certaines structures qui continuent de diffuser ou de distribuer dans le monde entier les œuvres de DJ Arafat sans en rendre compte à sa succession donc à ses ayants-droits ». Conscient que cette procédure pourrait être très longue, l’homme de droit estime que « ça ne fait que commencer ». 

Avocat de DJ Arafat ainsi que de ses ayants-droits Me Alain Bokola avait fait, en mai 2026, une sévère mise en garde au lendemain de la sortie d’une œuvre posthume du chanteur dénommée ‘’Unique’’. L’ex-avocat du BURIDA avait estimé que le label à l’origine de la sortie de cette œuvre n’avait respecté aucune démarche formelle. Dès lors, il avait donné un délai de deux mois à ladite structure pour changer son approche auquel cas, il saisirait le Pôle pénal économique et financier. Toute chose qui selon lui a été fait après expiration de son « ultimatum ». 

Philip KLA

Personnage associé