Économie

Financement de l’Agriculture : Bruno Koné annonce une assurance agricole pour maitriser les risques 

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Depuis sa prise de fonction effective le 28 janvier 2026 à la tête du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné multiplie les réformes pour rendre son département ministériel l’un des plus performants. Entre autres projets d’envergure, Bruno Koné va bientôt mettre en place une assurance agricole pour maitriser les risques sans compter les autres mécanismes de financement de l’agriculture ivoirienne qu’il compte dérouler. 

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Bruno Nabagné Koné a évoqué des solutions pour rendre le secteur agricole beaucoup plus dynamique et moins enclin aux risques. Des risques qu’il compte d’ailleurs juguler à travers la mise en place de systèmes d’assurance. « Nous développons des systèmes d'assurance individuelle pour réduire les incertitudes sur les récoltes », apprend-il.

Entre autres recettes pour surmonter les crises dans le secteur agricole et permettre aux acteurs dudit secteur de bénéficier de financements des établissements bancaires et financiers, le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières mise sur une approche participative avec le secteur bancaire. « Il s'agit de convaincre les banques et les investisseurs de s'y intéresser puis de le financer, ce qui suppose de les rassurer en réduisant le plus possible les risques. Pour y parvenir, nous intervenons à plusieurs niveaux. Via la loi d'orientation agricole, nous menons un vaste plan d'identification des producteurs dans le pays, ce qui doit permettre de présenter des profils d'emprunteurs plus solides. Nous multiplions les formations à destination des agents du secteur bancaire pour améliorer leur connaissance des modèles économiques des principales denrées produites dans le pays », propose-t-il. 

Cela, parce qu’assure-t-il, être conscient du problème existant dans le secteur agricole. « Nous sommes parfaitement conscients du problème. Seuls 6 % des financements octroyés aux entreprises en Côte d'Ivoire vont à l'agriculture. D'où le formidable effet de levier attendu si l'on parvient à faire décoller les fonds destinés au secteur », a-t-il relevé. 

Sur la filière riz, qui, à l’en croire sera une priorité cette année, une Stratégie nationale de développement de la filière riz (SNDR 2.0) visant à faire décoller la production sera mise en place. « Sur la filière riz, qui va être une priorité cette année, la capacité à mobiliser des financements, notamment auprès de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD), sera cruciale pour parvenir à mettre en œuvre notre plan, baptisé Stratégie nationale de développement de la filière riz (SNDR 2.0), qui vise à faire décoller production. Sachant que celle-ci est pluviale à 80 %, on ne pourra effectuer un saut significatif qu'en développant la culture irriguée, ce qui implique d'investir dans des barrages hydroélectriques et des systèmes d'irrigation », a-t-il confié.