
Le ministre ivoirien était en face de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF), à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Il s'agit de la loi sur la Création, attributions et organisation et fonctionnement duv système d'information du foncier rural de Côte d'Ivoire ;

la Ratification de l'ordonnance portant extension des règles relatives à la régulation, au contrôle et au suivi des activités des filières hévéa et palmier à huile aux de la filière coco ; la Ratification portant extension des règles relatives à la commercialisation du coton et de l'anacarde et à la régulation des activités des filières coton et anacarde aux activités de la filière karité.
Pour rappel, ces textes qui étaient initialement sous forme d'ordonnance ont été soumis par le président Alassane Ouattara. Ils s'inscrivent dans une stratégie globale de modernisation du foncier rural et de structuration accrue des filières agricoles. Ainsi, conformément à l'article 106 de la Constitution ivoirienne, la ratification par le Parlement était plus que nécessaire pour conférer à ces projets de loi leur pleine valeur législative.

Pour le ministre, Bruno Koné, "ces droits pourront désormais être utilisés comme garanties pour accéder au financement aux descendants". Car selon lui, l'extension des règles applicables aux secteurs du karité et du coton devrait permettre d'améliorer les conditions de production, de transformation et de commercialisation. "Il s'agit de transformer un produit traditionnel en levier économique structurant pour les populations du Nord", a-t-il expliqué.
En clair, tout en saluant la qualité des échanges entre son département et le Sénat, Bruno Koné a également insisté sur l'impact concret des ces projets auprès des populations rurales. Et ce, tant en matière de sécurisation des terres que de valorisation des productions agricoles. Mieux, ce sont des mesures qui s'inscrivent dans une dynamique de modernisation de l'économie ivoirienne dans laquelle l'agriculture reste le palier de son développement.
