
Infrastructure stratégique dans la lutte contre la pêche illicite, elle s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la gestion durable des ressources halieutiques (PAGDRH). Toute chose qui traduit la volonté du gouvernement ivoirien de doter son administration d’outils modernes répondant aux standards internationaux les plus exigeants. Cette infrastructure stratégique, à en croire le ministre Sidi Tiémoko Touré, « renforcera la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), tout en contribuant à la préservation de nos ressources halieutiques et de notre biodiversité marine ».
Par ailleurs, souligne-t-il que ledit centre « sera doté d’équipements modernes et permettra un meilleur suivi des navires, le partage d’informations en temps réel et une coopération renforcée avec les pays voisins ». Aussi, défend-il que le nouveau Centre de surveillance des pêches garantira une plus grande transparence dans l’exploitation des ressources océaniques. « Au-delà de l'édifice, ce centre constitue un investissement pour l'avenir. Il permettra de garantir une transparence totale dans l'exploitation de nos ressources océaniques, de sécuriser nos vaillants pêcheurs et de préserver ce patrimoine stratégique pour les générations futures », a-t-il relevé.
Pour l’Union européenne en Côte d’Ivoire, ce centre, dont les travaux de construction ont été officiellement le lundi à Abidjan, va répondre non seulement à la nécessité de renforcer les capacités nationales en matière de suivi, de contrôle et de surveillance des eaux sous juridiction ivoirienne mais permettra également de lutter efficacement contre la pêche illicite, et de renforcer la sécurité des opérations en mer et dans les ports. Bénéficiant du soutien financier de l’Union Européenne, au titre du nouvel Accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) pour la période 2025-2029, ce projet s’inscrit dans le cadre de la quatrième phase du Programme d’appui à la gestion durable des ressources halieutiques (PAGDRH).
Pilier essentiel de l’économie ivoirienne, le secteur halieutique contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et assure des revenus à des milliers de familles. Raison de plus pour les autorités ivoiriennes de doter le pays de telles infrastructures pour face aux défis croissants liés à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), ainsi qu’à la préservation de la biodiversité marine. Ce centre, à en croire le ministère des Ressources animales et halieutiques, se positionnera comme un véritable pôle régional de lutte contre la pêche INN. Doté d’équipements de dernière génération, il contribuera également au suivi renforcé des activités de pêche tout en facilitant l’échange de données en temps réel et en favorisant une meilleure coordination des opérations avec les pays voisins.
