
Son président, Soro Penatirgué, s’est exprimé sur la question, mercredi 9 septembre 2026, lors d’une conférence de presse à Cocody. C'était à la suite de l'Assemblée générale de cette organisation qui s'est tenue dans le même lieu.
Le responsable associatif a particulièrement pointé les difficultés liées à l’approvisionnement des unités locales. Il rappelle que la réglementation actuelle prévoit que les matières premières destinées à la transformation locale proviennent notamment des produits non exportables. Une situation qui, selon lui, limite l’accès des transformateurs à du café de bonne qualité.
"Quand vous ne pouvez pas acheter de façon légale et régulière votre produit, votre matière première avec une coopérative, vous utilisez des méthodes contournées pour vous approvisionner", a expliqué Soro Penatirgué. Pour remédier à cette situation, l’ATC-CI souhaite que les transformateurs puissent acheter directement auprès des coopératives dans des conditions régulières. Elle propose notamment la création d’un guichet spécial et la réservation d’un volume de café vert pour les acteurs locaux.

Cette revendication intervient alors que la production ivoirienne a fortement reculé. Elle se situe actuellement, selon Sorti Penatirgué, autour de 100 000 tonnes, contre plus de 300 000 tonnes auparavant par année. La transformation locale représente, selon l’association, entre 20 000 et 25 000 tonnes et les membres de l’ATC-CI en transformeraient environ 80 %.
À cette contrainte d’approvisionnement s’ajoute celle de la commercialisation. Les transformateurs attendent notamment la disponibilité des agréments leur permettant d’exporter leurs produits vers la sous-région et d’autres marchés.
"Nous devons avoir un agrément en tant que transformateur pour vendre nos produits dans la sous-région et à l’extérieur", a souligné le président de l’ATC-CI. L’association estime que la levée de ces obstacles contribuerait à développer l’industrie locale et à mieux valoriser le café produit en Côte d’Ivoire.