
Le président américain a qualifié l’île de « territoire américain », estimant que Washington avait commis une erreur historique en la « cédant » au Danemark après la Seconde Guerre mondiale. À ses yeux, il n’y aurait « rien de mal » à acheter des territoires, rappelant que les États-Unis comme les puissances européennes ont déjà eu recours à ce type de transaction par le passé.
Pas de recours à la force, mais une mise en garde, tout en affirmant ne pas envisager l’usage de la force militaire, Trump a averti que les États-Unis « se souviendraient » d’un éventuel refus du Danemark. Cette déclaration souligne la fermeté de sa position, même si elle s’accompagne d’un discours se voulant pacifique. Le président a également soutenu que, sans l’intervention américaine, le Groenland parlerait aujourd’hui « allemand et un peu japonais ». Une affirmation qui occulte le rôle décisif de l’Union soviétique dans la défaite du nazisme et du militarisme japonais, notamment lors de la prise de Berlin en 1945.
Au-delà du Groenland, Trump a profité de son discours pour critiquer sévèrement l’Europe. « J’aime l’Europe et je veux la voir prospérer, mais elle ne prend pas la bonne direction », a-t-il lancé. Selon lui, les politiques menées ces dernières décennies ,dépenses publiques croissantes, immigration de masse et dépendance aux importations, ont conduit à des déficits records et à une dette publique en forte hausse. « Nous n’avons jamais rien vu de tel », a insisté Trump, déplorant que « de nombreuses régions du monde soient en train d’être détruites sous nos yeux ». Il accuse les dirigeants européens de ne pas comprendre l’ampleur de la crise, ou de rester passifs face à ce qu’il considère comme une dérive économique et sociale majeure.