
Dans la ville portuaire de Toamasina, deuxième agglomération du pays, les scènes de désolation témoignent de la violence de la tempête. Les rues sont encombrées d’arbres déracinés, tandis que des maisons entières ont été renversées. Les rafales, atteignant jusqu’à 250 kilomètres par heure, ont soufflé près de 90 % des toits, selon l’ONG Action contre la Faim. Les routes, quant à elles, sont paralysées par les troncs et débris qui obstruent la circulation.
Face à cette catastrophe, le chef de la transition, le colonel Michael Randrianirina, s’est rendu sur le terrain mercredi afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et coordonner les secours. Cette visite illustre la gravité de la situation et la nécessité d’une mobilisation rapide des autorités.
Mais la menace ne s’arrête pas là. Après avoir ravagé Madagascar, le cyclone Gezani poursuit sa trajectoire vers le continent africain. Les météorologues redoutent qu’il frappe le Mozambique dès vendredi, ce qui fait craindre une nouvelle série de destructions et de victimes. Ainsi, alors que Madagascar panse ses plaies, l’Afrique australe se prépare à affronter à son tour la puissance dévastatrice de Gezani.