
Un choc survenu en pleine soirée. Vers 19h45, heure locale (18h45 GMT), un train transportant 317 passagers sur la ligne Malaga-Madrid a déraillé pour des raisons encore inconnues près d’Adamuz, à une vingtaine de kilomètres de Cordoue. Dans la foulée, il a percuté un autre train circulant sur une voie adjacente entre Madrid et Huelva, provoquant à son tour le déraillement de ce dernier. Dès le lendemain, le Premier ministre Pedro Sánchez a exprimé sa « profonde douleur » face à cette tragédie. Sur le réseau X, il a écrit : « Aujourd’hui est une nuit de profonde douleur pour notre pays en raison du tragique accident ferroviaire d’Adamuz. » La famille royale espagnole a également adressé ses condoléances aux familles endeuillées. De son côté, le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié la collision de « terrible », précisant que les deux derniers wagons du train Malaga-Madrid avaient percuté de plein fouet les deux premiers wagons du train venant en sens inverse.
Dans l’urgence, les services de secours andalous ont été déployés sur place. Les habitants, eux aussi, se sont mobilisés pour aider les passagers légèrement blessés, transférés vers un centre sportif voisin afin de recevoir les premiers soins. Par ailleurs, l’unité militaire d’urgence espagnole a été appelée en renfort pour participer aux opérations de sauvetage. En conséquence, les lignes concernées resteront suspendues au moins jusqu’à mardi, selon les autorités locales. L’opérateur ferroviaire Adif a annoncé l’ouverture d’espaces d’information dans les gares d’Atocha (Madrid), Malaga et Huelva, ainsi qu’une ligne téléphonique dédiée pour les proches des passagers.
Enfin, cet accident ravive le souvenir du drame de Saint-Jacques-de-Compostelle, en juillet 2013, lorsque 79 personnes avaient trouvé la mort après le déraillement d’un train lancé à vitesse excessive.