
Au lendemain de cette pluie de drones et de missiles russes, le bilan ne cesse de s’alourdir. Selon l’Agence France-Presse (AFP), les autorités ukrainiennes font état de 17 morts et au moins 86 blessés à Kiev, contre 13 morts annoncés en début de matinée.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait écourté son voyage à Dublin mercredi 1er juillet, alerté qu’une attaque majeure se préparait. Les Russes ont pilonné Kiev et d’autres régions du pays pendant la nuit. « C’est l’attaque la plus violente des forces russes depuis le début de l’invasion en 2022 », a déclaré le maire de Kiev, Vitali Klitschko, jeudi matin, d’après l’AFP. « Cinq soignants ont été blessés dans le district de Chevtchenkivskyï. L’un d’eux, un ambulancier, est dans un état critique », a-t-il précisé sur Telegram.
De son côté, Volodymyr Zelensky a tweeté que plusieurs infrastructures civiles avaient été touchées : « Une station d’ambulance, un institut de recherche, un hôtel et des entreprises ». Il ajoute que « plus de 70 missiles et 500 drones » russes ont été tirés. Le ministère russe de la Défense a parlé de « représailles » aux attaques ukrainiennes, selon l’AFP. « La Russie va continuer à accentuer la pression sur le régime de Kiev pour atteindre ses objectifs », a averti Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, lors de son point presse quotidien.
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andrii Sybiha, a jugé sur X qu’il « est immoral de justifier les atrocités russes » de cette façon, et qu’il ne faut pas confondre « un agresseur et un pays qui se défend ». Volodymyr Zelensky a également réclamé une licence des États-Unis pour fabriquer des missiles Patriots, ainsi que de nouveaux systèmes de défense antiaérienne de la part de ses alliés.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a réaffirmé sur X le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine. Elle a aussi annoncé de nouvelles sanctions « contre ceux qui soutiennent le complexe militaro-industriel de la Russie ». L’objectif : « faire comprendre à la Russie qu’elle ne peut pas gagner. » « Demain, 3 juillet, sera un jour de deuil à Kiev, en mémoire des victimes de l’attaque la plus massive de l’ennemi contre la capitale », a annoncé le maire sur les réseaux sociaux.