
Ces quatre nations pèsent lourd dans le marché mondial, puisqu’elles assurent près des deux tiers de la production. Leur but. Gagner en influence sur les marchés et développer une industrie locale qui crée de la valeur.
Ces grands producteurs africains veulent passer à la vitesse supérieure. Ce 14 juillet, à l’occasion du Sommet 2026 sur la transformation du cacao, ils signeront une déclaration commune à Abuja pour fonder l’Alliance pour la valorisation du cacao. L’information a été dévoilée le 11 juillet par John Owan Enoh, le ministre nigérian de l’Industrie, dans un communiqué. L’idée est simple : coordonner leurs positions sur les marchés internationaux, fixer des normes communes et défendre leurs intérêts d’une seule voix. Avec cette « Déclaration d’Abuja », les pays producteurs africains veulent en finir avec le modèle historique qui les cantonne à exporter surtout des fèves brutes. Ils souhaitent au contraire miser sur la transformation locale, fabriquer des produits finis et créer des emplois sur le continent.
Cette initiative tombe à un moment où les cours mondiaux du cacao sont très instables. Les prix ont beaucoup fluctué ces derniers mois, ce qui a frappé durement les producteurs. Les membres de l’alliance veulent aussi parler d’une même voix face au règlement européen sur la déforestation, qui exige une traçabilité plus stricte du cacao importé. « Pendant un siècle, l’Afrique a expédié son cacao en sacs à travers le monde pour le récupérer sous forme de produits emballés », a rappelé John Owan Enoh. Selon lui, cette nouvelle alliance doit permettre au continent de mieux profiter de ses propres ressources.
Le sommet va réunir des représentants des gouvernements, des industriels, des banques et des organisations agricoles. On y parlera notamment de financement pour les projets de transformation, avec des annonces d’investissements attendues. Parmi les projets phares : la construction d’une usine de transformation de cacao au Nigeria, d’une capacité de 70 000 tonnes par an, la plus grande du pays, dont la mise en service est prévue pour 2027.