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Affaire "Mbappé-Chine" : Quand Assalé Tiemoko exige la réciprocité en Côte d'Ivoire

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L'affaire entre l'attaquant du Real Madrid et la Chine, qui a déclenché une furie de réactions dans ce pays d'Asie, vient de donner des idées au maire de la commune de Tiassalé, Assalé Tiemoko Antoine.

Dans une publication relayée ce jeudi 29 octobre 2026 sur ses réseaux sociaux, Assalé Tiemoko est revenu sur l'épisode qui continue de faire l'actualité entre la Chine et le Real Madrid, dont l'attaquant vedette, Kylian Mbappé, a fait preuve de maladresse dans une de ses sorties.

 "Kylian Mbappé, sur le ton de la plaisanterie, a qualifié l'ancien dirigeant chinois, Mao Zedong (1954-1959), de 'dictateur chinois'. La réaction en Chine ne s'est pas fait attendre. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a immédiatement réagi en déclarant : tout acte ou tout propos qui blesse les sentiments du peuple chinois se heurte au rejet unanime de l'ensemble de la société chinoise. Par la suite, l'affaire a pris une ampleur inattendue. Plusieurs entreprises chinoises liées au joueur par des contrats de sponsoring ont annoncé la résiliation de leurs partenariats", a relaté l'ancien député de la Nation.

Pour lui, malgré les excuses du club de la capitale espagnole et du joueur lui-même, le peuple chinois ne décolère pas. Les magasins et boutiques où des articles portaient l'image du joueur ont été retirés des rayons. Et c'est justement cette situation qui l'a amené à faire le lien avec la Côte d'Ivoire, le pays du président de l'ADCI. Selon lui, parallèlement à cette situation, il y a quelques jours, dans une vidéo largement relayée sur la Toile, un individu présumé non Ivoirien a proféré de graves insultes à l'encontre des Ivoiriens et de la Côte d'Ivoire.

 "Pourtant, cette séquence n'a suscité que peu d'indignation. Sans doute parce que, pour des raisons politiques, nous avons progressivement perdu ce sentiment fondamental d'appartenance à une même nation. J'en appelle au ministère de l'Intérieur afin qu'une enquête soit diligentée pour situer cette vidéo dans le temps et dans l'espace, identifier son auteur et vérifier l'exactitude des faits, comprendre le contexte des propos, vérifier la nationalité de l'individu", a-t-il invité à l'endroit du gouvernement ivoirien.

En clair, pour Assalé Tiemoko, à l'instar de la Chine, la Côte d'Ivoire devrait faire preuve de rigueur face à certaines situations qui mettent en péril les valeurs de la République. Ainsi, à l'écouter, si cet individu n'est pas de nationalité ivoirienne, il devrait être expulsé purement et simplement de la Côte d'Ivoire et une procédure judiciaire devrait être engagée à son encontre. Et/ou, s'il est Ivoirien par naturalisation, il devrait être déchu de celle-ci et être également expulsé du pays. Car pour lui, il est désormais indispensable d'adresser un message clair à toutes ces personnes qui manquent de respect à la Côte d'Ivoire.

"Notre pays est une terre d'accueil, ouverte et généreuse. Mais l'hospitalité n'exclut pas l'exigence du respect. Ceux que nous accueillons doivent respecter la Nation qui les reçoit. Je ne suis pas certain qu'un Ivoirien vivant dans un pays voisin puisse publiquement insulter son pays d'accueil et ses populations tout en continuant à y séjourner sans conséquence. Alors nous exigeons de la réciprocité. La Côte d'Ivoire mérite le même respect que celui que ses citoyens doivent aux Nations qui les accueillent ailleurs", a insisté Assalé Tiemoko Antoine.