
Dans une publication du samedi 7 novembre 2026, l'actuel maire et président du mouvement politique Aujourd'hui et Demain, la Côte d'Ivoire (ADCI), Assalé Tiemoko, estime que les députés de la nation devraient disposer d'un assistant parlementaire. "Si nous voulons permettre à chaque député de maîtriser à la fois la lettre et l'esprit des textes qu'il vote, il est nécessaire de créer un véritable corps d'assistants parlementaires. Cela induit la suppression du Sénat qui, pour moi, est une institution non nécessaire à notre pays", a-t-il déclaré.
Assalé Tiemoko a fait cette proposition car, selon lui, dans bien des cas, les députés élus par les populations ne possèdent pas souvent les aptitudes nécessaires pour comprendre les "textes particulièrement techniques" juridiques, économiques ou financiers qui atterrissent sur leur table. "L'une des grandes faiblesses de notre Assemblée nationale est l'absence d'assistants parlementaires auprès des députés.
Sans aucune connotation péjorative, la très grande majorité des députés ne possède pas nécessairement les compétences techniques requises en droit, en fiscalité, en finances publiques ou en économie pour appréhender immédiatement toute la complexité des textes qui leur sont soumis. Des textes rédigés par des experts installés dans des cabinets ministériels", a-t-il expliqué.
En clair, pour l'ancien député de la commune de Tiassalé, certes l'hémicycle ivoirien met à la disposition des groupes parlementaires un assistant, mais c'est tout. Car, selon lui, les députés non inscrits dans ces groupes ne peuvent en bénéficier. Et en tant qu'ancien député, Assalé Tiemoko dit avoir été lui-même confronté à « la densité et aux subtilités » de certains textes. C'est pourquoi il propose un assistant parlementaire pour chacun des 255 députés.
"Je pense à 255 jeunes diplômés, formés en droit, en finances publiques, en économie, en fiscalité ou en politiques publiques, mis à la disposition de chacun des 255 députés pendant toute la durée du mandat. Leur rôle serait simple mais essentiel : travailler quotidiennement aux côtés du député, au sein de sa permanence, analyser les textes, effectuer des recherches et lui préparer des notes synthétiques sur chaque projet ou proposition de loi", a-t-il proposé.
Selon l'actuel maire de Tiassalé, une telle réforme aurait donc un double mérite : celui de créer de l'emploi qualifié pour les jeunes diplômés mais aussi celui de renforcer la qualité du travail parlementaire.