
Un drame silencieux, passé presque inaperçu aux yeux du monde, alors que les autorités locales dénoncent l’indifférence de la communauté internationale. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 25 personnes ont été emportées par le choléra, tandis que six autres ont succombé à la faim et à l’anémie. Les causes des autres décès restent à élucider, dans une course contre la montre menée avec le ministère burundais de la Santé. Car chaque jour, les conditions sanitaires dans les camps se dégradent un peu plus.
Depuis décembre, plus de 100 000 Congolais ont franchi la frontière, fuyant l’intensification des combats dans l’est de la RDC et la chute de la ville d’Uvira aux mains des rebelles. Mais leur quête de sécurité s’est transformée en piège : la faim, les maladies et le manque d’eau potable les attendent de l’autre côté.
Face à l’urgence, le ministère congolais des Affaires sociales a dépêché une mission humanitaire pour acheminer nourriture, médicaments et biens de première nécessité. Une aide vitale, mais encore insuffisante pour enrayer une crise humanitaire qui s’aggrave de jour en jour.