Santé

Lutte contre la stigmatisation : Le PNLS présente la loi sur le VIH aux populations de Lakota

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Le vendredi 17 juillet 2026, une équipe du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) est allée à la rencontre des habitants de Lakota. Objectif : leur parler de la loi n° 2014-430 sur le VIH et le sida, qui couvre à la fois la prévention, la protection des malades et les sanctions en cas de discrimination. L’idée, c’était de faire connaître aux personnes leurs droits et de réduire la stigmatisation.

Cette réunion de sensibilisation s’est tenue à la préfecture de Lakota. Elle fait partie d’une campagne nationale pour que les populations s’approprient mieux cette loi.

Diarrassouba Mariam, assistante au service mobilisation sociale du PNLS, et Yébéhi Yves, un autre membre de la délégation, ont expliqué les points clés. La loi garantit un dépistage volontaire et confidentiel, avec un suivi psychologique. Elle interdit aussi de révéler le statut sérologique de quelqu’un sans son accord, ainsi que toute discrimination liée au VIH, que ce soit dans le travail, à l’école ou pour accéder aux soins.

Les intervenants ont rappelé que l’État doit assurer un accès équitable aux traitements antirétroviraux et aux services de santé, tout en protégeant les droits fondamentaux des personnes vivant avec le VIH (PVVIH).

Pendant les discussions, la délégation a mentionné une enquête de 2020 menée par le Réseau ivoirien des organisations de personnes vivant avec le VIH (RIP+). Dans la région du Lôh-Djiboua, le taux de stigmatisation atteignait 20 %. Pour les responsables du PNLS, c’est un vrai frein : ça décourage le dépistage, ça pousse les malades à abandonner les soins et ça favorise les nouvelles infections.

Un moment fort de la rencontre, c’est le témoignage d’une mère de trois enfants, séropositive depuis 2013. Elle est venue parler à visage découvert. Elle a raconté les discriminations qu’elle a subies, mais aussi comment, grâce aux antirétroviraux, elle mène aujourd’hui une vie de famille épanouie et a eu des enfants séronégatifs.

Le directeur départemental de la Santé de Lakota, Dr Rougoué Lucien, a insisté sur l’importance de faire connaître cette loi pour réduire les discriminations qui compliquent encore la prise en charge des malades. Il a réaffirmé l’engagement du ministère de la Santé à garantir l’accès aux traitements et à la prévention.

Enfin, Abel Ouladjié, qui représentait le préfet du département, a appelé les leaders communautaires, les associations et les jeunes à s’approprier cette loi et à œuvrer pour une société plus inclusive, où les droits des personnes vivant avec le VIH sont respectés.