
Sauf que… la réalité juridique ivoirienne est tout autre, et les détracteurs feraient bien de mettre la main sur le Code pénal avant de dégainer leurs raccourcis. Peu médiatisée mais bel et bien entrée en vigueur, la réforme du Code pénal ivoirien a clarifié les choses. L’article 413, nouveau, stipule désormais clairement : « Est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de 200.000 francs à 2.000.000 de francs, quiconque commet un acte impudique ou contre-nature. »
Une formulation volontairement large qui englobe toutes les pratiques sexuelles jugées contraires aux normes sociales ivoiriennes. En clair : la Côte d’Ivoire n’a jamais été le paradis fantasmé des “déviances” que certains se plaisent à décrire.
Quand la désinformation remplace le droit
Que des polémistes pressés tentent d’exporter au sud du fleuve Sénégal leurs angoisses politiques, cela relève du folklore. Mais que l’on cherche à faire passer la Côte d’Ivoire pour un havre de permissivité relève de l’ignorance… ou de la mauvaise foi.
Pendant que certains agitent des pancartes, Abidjan, elle, légifère, met à jour ses textes et renforce son arsenal juridique. Le pays a choisi une approche ferme, assumée, inscrite dans un cadre légal clair, bien loin des caricatures qu’on tente d’en faire.
Yacouba Doumbia