Société

Bouaflé : Fête du Travail, les syndicats tirent la sonnette d’alarme sur la précarité de l’emploi

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Le vendredi 1er mai 2026, la place Tchintchin de Bouaflé était en effervescence pour la célébration de la Fête du Travail.

Devant le préfet, les élus locaux, les chefs coutumiers et une foule de travailleurs du public comme du privé, les responsables syndicaux ont livré un constat qui donne à réfléchir ,la précarité de l’emploi persiste, surtout dans le secteur de l’éducation-formation.

Dr Abé Didier (Centrale Espoir), Ouattara Aliagui (Union nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire), Yoh Levi (Plateforme nationale) et Tra Bi Henri (Confédération ivoirienne des syndicats libres Dignité) ont dénoncé des conditions de travail vraiment difficiles. Ils ont aussi lancé un appel aux autorités pour qu’elles engagent des réformes urgentes, histoire de stabiliser l’emploi et de redonner ses lettres de noblesse aux métiers de l’éducation, qu’ils considèrent comme un pilier du développement du pays.

Les représentants des travailleurs n’ont pas non plus oublié de parler des coupures d’électricité à répétition, qui compliquent la vie des ménages. Ils ont aussi réclamé plus de sécurité, un meilleur éclairage public et un contrôle renforcé sur les routes, dans l’espoir de voir baisser le nombre d’accidents de la circulation.

Tout en reconnaissant les progrès réalisés grâce au président de la République et au gouvernement, les syndicats ont insisté pour qu’on continue d’améliorer les conditions de travail. Un message repris par Kouadio Charleine, représentant le directeur régional du Travail. Elle a révélé que le secteur éducation-formation est celui où on trouve le plus d’infractions : salaires versés en retard, non-respect des règles, absence de déclaration à la CNPS. Elle a encouragé les entreprises du secteur informel à rejoindre le régime social des indépendants.

De son côté, le préfet de la région de la Marahoué et du département de Bouaflé, Gonbagui Gueu Georges, a rappelé combien il est important de respecter la dignité du travailleur. « C’est ensemble que nous devons œuvrer à redonner au travailleur sa dignité », a-t-il déclaré. Il a invité les travailleurs à valoriser le travail bien fait, à collaborer avec les forces de l’ordre contre l’insécurité et à penser d’abord à produire avant de réclamer le partage.

La journée s’est terminée par un défilé des travailleurs, symbole d’unité et de détermination. Mais aussi un appel pressant à des réformes concrètes, pour que la Fête du Travail ne soit pas qu’une simple commémoration, mais un vrai levier pour améliorer la vie des travailleurs.