
Dans un communiqué publié le 16 janvier, la FSF pointe du doigt l’absence de dispositif sécuritaire lors de l’arrivée de sa délégation à la gare ferroviaire. Joueurs et encadrement auraient été exposés à des risques jugés « incompatibles avec les standards d’une finale continentale ». Une situation qui, selon la fédération, ternit l’image d’une compétition censée incarner l’excellence du football africain.
Autre sujet de crispation, l’hébergement. La FSF affirme avoir dû protester officiellement avant que ses joueurs ne soient relogés dans un hôtel 5 étoiles, garantissant des conditions de récupération dignes d’un rendez-vous de cette ampleur. Le choix du lieu d’entraînement a également fait polémique. La fédération sénégalaise a refusé de préparer ses séances au Complexe Mohammed VI, camp de base de l’équipe marocaine, estimant que cela portait atteinte au principe d’équité sportive. À ce jour, le site officiel des entraînements des Lions n’a toujours pas été confirmé.
Enfin, la billetterie cristallise les frustrations. Seules deux places VVIP ont été attribuées officiellement au Sénégal, tandis que l’achat de billets VIP ou VVIP reste impossible. La FSF a tout de même réussi à obtenir 300 tickets en Catégorie 1, 850 en Catégorie 2 et 1 700 en Catégorie 3 pour ses supporters. Un chiffre jugé largement insuffisant face à l’engouement populaire.
Un appel à la CAF, face à ces manquements, la FSF appelle la Confédération africaine de football (CAF) et le comité d’organisation local à « prendre des mesures correctives immédiates ». Pour les dirigeants sénégalais, le respect du fair-play, de l’égalité de traitement et de la sécurité est indispensable pour que cette finale reste dans l’histoire comme une fête du football africain, et non comme une polémique.