Économie

Ouverture économique : La différence idéologique entre le PPA-CI et le RHDP expliquée

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Le Secrétaire général adjoint du PPA-CI chargé de l'Emploi des jeunes et de l'Entrepreneuriat, Fabrice Lago dit Steve Beko, a expliqué la différence entre son parti et le parti au pouvoir, le RHDP, dans une publication sur ses réseaux sociaux, le mardi 22 septembre 2026.

Ambassadeur du Pacte social, projet lancé par le Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), mais surtout responsable de l'Emploi et de l'Entrepreneuriat, Fabrice Lago s'est prononcé sur la présence de plus en plus remarquée des investisseurs étrangers en Côte d'Ivoire. Selon lui, l'ouverture économique n'est pas une question d'ouverture ou de fermeture du marché ivoirien. 

"Elle (la différence, Ndlr) porte sur le rôle que l'État doit jouer pour que l'ouverture économique profite aussi à l'émergence d'un véritable tissu d'entreprises ivoiriennes. Le RHDP s'inscrit dans une tradition libérale qui accorde une place centrale à l'ouverture économique, à l'investissement privé et au fonctionnement du marché. Le PPA-CI défend une approche dans laquelle le marché reste ouvert, mais où l'État assume aussi un rôle stratégique lorsque les rapports de force économiques risquent d'empêcher les acteurs ivoiriens de participer pleinement à la création de richesse", a-t-il déclaré.

Selon lui, pour donner plus de chances aux entrepreneurs ivoiriens, l'État doit mieux organiser le secteur. "Lorsqu'un commerçant entre dans le secteur formel, il doit pouvoir accéder au financement, au crédit de stock, au fonds de roulement, à l'accompagnement comptable, aux marchés et, surtout, à des mécanismes qui lui permettent de changer d'échelle", a-t-il expliqué. En clair, pour ce cadre du PPA-CI, le commerce de gros et de demi-gros peut rester ouvert aux opérateurs étrangers, et le secteur de la distribution, de la transformation et de la production doit être dédié aux opérateurs locaux.

"Cette réflexion doit évidemment respecter le droit ivoirien, les règles communautaires et les engagements commerciaux de la Côte d'Ivoire. Le même problème se pose dans l'agriculture. Lorsque les coopératives disposent de moins de moyens financiers et de capacités de négociation que les grands opérateurs, elles peuvent se retrouver fragilisées dans la commercialisation de la production. Les difficultés récentes rencontrées par certaines coopératives dans la commercialisation du cacao montrent qu'il ne suffit pas de produire. Il faut aussi disposer des moyens de peser dans la commercialisation et la transformation", a expliqué Fabrice Lago, qui estime que la souveraineté économique ne consiste pas à fermer les frontières.

"C'est faire en sorte que l'ouverture de notre économie permette aussi aux Ivoiriens de devenir des acteurs majeurs de la richesse créée en Côte d'Ivoire. Notre ambition ne doit pas être de protéger éternellement le petit commerçant ivoirien. Elle doit être de lui donner les moyens de devenir un grand distributeur, un industriel, un transformateur et un employeur", a-t-il insisté.