
L’organisation de défense des droits humains exige la libération sans délai des jeunes interpellés, dénonçant une « atteinte flagrante à la liberté d’expression ».En effet, quatre militants ont été arrêtés dans une relative discrétion après avoir organisé une manifestation pacifique, rassemblant une centaine de personnes sur la place du 13 mars, le samedi 11 avril. Le mouvement y exprimait son opposition à la trajectoire politique engagée par la Refondation. « Nous avons manifesté contre le délestage, les coupures d’eau et la corruption généralisée », a déclaré Herizo Andriamanantena, l’un des leaders, lui-même arrêté le lendemain et détenu dans un lieu tenu secret.
Par ailleurs, un couple a également été interpellé, avant d’être relâché pour raisons de santé. La jeune femme, Miora, a publié une vidéo affirmant ne pas avoir subi de violences, une version confirmée par le directeur général de la police, Tsaramonina Ravony. Cependant, TV5 Monde rapporte, sur la base de témoignages, des allégations de mauvais traitements. Selon ces sources, certains détenus auraient été interrogés sous la menace d’une arme afin d’obtenir des aveux, notamment sur un éventuel financement des manifestations.
De plus, le journal Le Monde s’est fait l’écho de ces arrestations, amplifiant leur visibilité à l’international. Vendredi dernier , deux autres membres de la Gen Z ont été arrêtés pour avoir organisé une nouvelle mobilisation prévue le samedi. Ils sont désormais poursuivis pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « trouble à l’ordre public ». En conséquence, quatre jeunes militants se trouvent actuellement détenus à la Brigade criminelle.
Ainsi, Amnesty International hausse le ton face à ce qu’elle considère comme une répression ciblée contre la jeunesse, et appelle les autorités à respecter les droits fondamentaux.