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Paraguay : La faillite d'une banque provoque la destitution du président Santiago Peña

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Au Paraguay, accusé d’avoir favorisé les intérêts d’une banque, le président Santiago Peña a été destitué et doit désormais s'expliquer devant la justice. Cela à la suite de la faillite d'Ueno Bank, qui a gelé les dépôts de près de 3 millions de clients.

Le Paraguay a investi le vendredi 06 novembre 2026 un nouveau président, Pedro Alliana, dont le prédécesseur Santiago Peña, à peine destitué, doit comparaître ce samedi 07 novembre 2026 devant le parquet pour s'expliquer sur ce scandale. Président conservateur du Paraguay depuis 2023, Peña, 47 ans, dont le mandat s'achevait en principe en 2028, a été destitué après que le Sénat l'a reconnu, à l'unanimité, coupable de « mauvais exercice de ses fonctions », en lien avec la débâcle de la banque Ueno. 

Tout est parti le mardi avec la mise sous tutelle pour insolvabilité par la Banque centrale (BCP) d'une banque en ligne florissante ces dernières années, Ueno Bank. L'intervention de la BCP a gelé les dépôts de près de trois millions de personnes, le nombre de clients que revendiquait Ueno, soit près de la moitié de la population du pays. Des entreprises, des institutions et des fonds de pension ont aussi été affectés. 

Pedro Alliana, 52 ans, a affirmé dans sa première brève allocution devant le Sénat qui l'a investi que « les compatriotes qui traversent une situation très difficile à cause du chaos financier seront pleinement indemnisés. Nous ne les laisserons pas seuls ». 

À peine une heure après sa destitution, Santiago Peña a été assigné à résidence. Puis, tard dans la nuit de vendredi à samedi, il a été transféré depuis son domicile vers une installation militaire pour des raisons de sécurité. La procureure Silvia Margarita González Vester a annoncé aux journalistes que le président déchu sera entendu samedi par le parquet à 11h00 (14h00 GMT), pour les délits présumés d'abus de confiance, trafic d'influence et gestion à des fins personnelles. Santiago Peña était avant même sa présidence et jusqu'à 2025 actionnaire de la holding financière propriétaire d'Ueno, selon des sénateurs. Santiago Peña, absent à l'audience, avait présenté lui-même jeudi sa démission. Mais le Parlement l'avait refusée, rendant inévitable un procès en destitution par le Sénat.