
Décédé le lundi 16 février 2026 à Abidjan des suites d'une courte maladie, Consty Eka, personnage emblématique de l'audiovisuel africain laisse un grand vide. Les souvenirs de l'immensité de son œuvre demeurent intacts dans l'esprit de tous ceux qui ont connu celui surnommé le "roi de la télé". C'est le cas du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. Pour qui Consty Eka reste une légende vivante quoi que parti trop tôt. 'Son départ laisse un vide. Mais son œuvre demeure", a témoigné le ministre.
Pour lui, avec cette disparition "brutale' et "Irréversible" de Consty Eka, 'l’Afrique perd l’un de ses architectes des médias les plus audacieux. Un pionnier. Un stratège. Un concepteur", ajoutant qu'il "ne faisait pas seulement de la télévision. Il pensait l’image.
Il structurait le message.
Il façonnait l’influence".
Fondateur du groupe CEKAM, créateur de concepts devenus des références, Consty Eka a contribué, selon Amadou Coulibaly, "à redéfinir les standards de l’audiovisuel africain. Des plateaux politiques aux grandes scènes culturelles, son empreinte demeure tangible".
De ses émissions et productions cultes, le ministre de la Communication en garde des souvenirs intacts. "Une génération se souvient des Africar Music Awards, lancés dans les années 90 aux côtés de Yves Zogbo Junior. D’autres évoquent Les Nuits de la mode africaine, vitrine élégante d’un continent créatif et sûr de lui", se remémore-t-il, soulignant que "son engagement panafricain n’était pas un slogan. C’était une méthode. De la Côte d’Ivoire, où il s’est révélé, au Cameroun, son pays natal, il a accompagné l’essor de médias privés, formé des talents et conseillé des décideurs".
Sa distinction aux ASCOM 2022 comme « Légende de la communication audiovisuelle » consacrait, à en croire Amadou Coulibaly une évidence. Toute chose qui, selon lui, avec la mort du 'roi de la télé", "laisse un vide".
Pour toutes ses empreintes indélébiles et autres grandes initiatives et entreprises de médias audiovisuels laissées, Amadou Coulibaly est convaincu que "les pionniers ne disparaissent jamais tout à fait.
Ils deviennent des repères".