
Face aux propos de Michel Gbagbo, qui a soutenu que « l’opposition est criminalisée en Côte d’Ivoire », Mamadou Touré a fermement réfuté cette affirmation, précisant qu’il s’agit plutôt d’une frange de l’opposition ivoirienne qui a choisi de se criminaliser elle-même. Il a notamment rappelé les actes de vandalisme enregistrés à l’orée de la présidentielle d’octobre 2025 : section de câbles de vidéosurveillance à Yopougon, assassinat d’un gendarme à Adzopé, tentative d’incendie d’un pipeline à Yopougon-Azito, entre autres. « Ce n’est pas de la politique ! Ce sont des actes terroristes. Ils sont traités comme tels. Ce n’est pas juste de présenter les 1 800 personnes interpellées comme des prisonniers d’opinion », a martelé Mamadou Touré, pour démontrer que les personnes concernées ont été impliquées dans des actes illégaux.
Il faut changer de discours
Le ministre a également exhorté le représentant du PPA-CI à éviter toute lecture à géométrie variable des faits politiques. À cet effet, il a rappelé le taux de participation à l’élection législative de Yopougon en 2021, à l’issue de laquelle Michel Gbagbo a été élu député. « Si nous, acteurs politiques, voulons continuer à nous réinventer, il faut changer de discours. Sinon, une partie de la population ne comprend rien à nos turpitudes », a-t-il insisté.
Le porte-parole adjoint du gouvernement s’est montré tout aussi ferme sur la question d’un éventuel coup d’État. « Si certains rêvent d’un coup d’État, comme au Gabon, au Mali ou au Burkina Faso, cela ne se produira pas en Côte d’Ivoire. Les contextes ne sont pas comparables », a-t-il déclaré, estimant qu’aucun responsable politique ne peut souhaiter une telle issue pour son pays faute de perspectives.
Pour rappel, le risque pays de la Côte d’Ivoire est évalué à 6,5/10 par Bloomfield.
Bema Bakayoko