
Les 19 et 23 octobre 2026, des cadres du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire - Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA) et du Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI) ont été convoqués puis inculpés pour certains, et d'autres placés sous contrôle judiciaire. Si ces deux partis ont réagi et dénoncé cette situation, le CNDH, qui est un organe indépendant qui lutte pour les droits de l'Homme, vient d'ajouter une couche. Pour lui, nul ne saurait être soustrait à l'application de la loi en raison de son appartenance politique.
Et ce, conformément aux instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l'Homme, notamment la Déclaration universelle des droits de l'Homme, le Pacte international et la Charte africaine des droits de l'Homme. Pour lui, "toute procédure judiciaire doit respecter la présomption d'innocence, les droits de la défense et les exigences du procès équitable". Ce qui veut dire que, selon lui, la convocation, l'audition ou le placement sous contrôle judiciaire ne préjugent en aucun cas de la culpabilité de la personne.
Et c'est dans le but de faire respecter ces principes que le CNDH a invité le gouvernement et les autorités judiciaires à garantir le droit de ces opposants politiques. "Le CNDH invite les autorités judiciaires compétentes à garantir le respect effectif du droit à la liberté et à la sûreté, des droits de la défense, du principe du contradictoire, de la présomption d'innocence, de l'égalité devant la loi ainsi que de l'ensemble des garanties procédurales reconnues aux personnes faisant l'objet de privation ou de restriction de liberté, à toutes les étapes de la procédure", peut-on lire dans cette déclaration consultée par la rédaction de http://Lavenir.ci.
Aussi, le CNDH a profité de cette occasion pour lancer un appel aux autorités publiques et aux acteurs politiques. Mieux, le CNDH les invite à "privilégier les voies légales et institutionnelles, à faire preuve de responsabilité dans leurs prises de position et à contribuer à l'apaisement du climat sociopolitique".
"Le CNDH exhorte les médias, les organisations de la société civile et les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de rigueur dans le traitement et la diffusion de l'information dans le respect de la présomption d'innocence et de la dignité des personnes ; réaffirme sa disponibilité à examiner, dans le cadre de son mandat, toute information crédible relative à d'éventuelles atteintes aux droits de l'Homme", a-t-il insisté dans cette déclaration.