
Faire le point pour mieux repartir. Le lundi 5 octobre, à Grand-Bassam, le ministre délégué chargé de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'Extérieur, Adama Dosso, a lancé l'atelier de bilan et de capitalisation du Programme d'appui médical et financier aux femmes et filles victimes de fistule obstétricale. Il a demandé aux participants de consolider les acquis et de préparer la suite, avec une possible extension dès 2027.
La cérémonie a réuni la ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, Nassénéba Touré, des représentants du ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, la Commission de la CEDEAO et plusieurs structures partenaires. Pour Adama Dosso, la fistule obstétricale ne se résume pas à une pathologie à soigner. " La fistule obstétricale pèse aussi sur la dignité des femmes, sur leur place dans la société et sur leur capacité à gagner leur vie. D'où une prise en charge qui ne peut s'arrêter à l'hôpital.", a-t-il indiqué.
Soutenu par la CEDEAO, via son Centre pour le Développement du Genre, le programme a assuré en 2024 et 2025 la prise en charge médicale, chirurgicale et psychosociale de 60 femmes et filles. Il les a aussi accompagnées vers une réinsertion socio-économique. Nassénéba Touré a rappelé que la lutte contre ce fléau demande une approche globale : soins, prévention, protection et autonomisation économique. Elle a cité la caravane opératoire de 2025, menée avec l'UNFPA et la coopération coréenne (KOICA), qui a permis de restaurer 150 femmes. Prévu les 5 et 6 octobre, l'atelier passe en revue les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et chaque maillon de la chaîne de prise en charge : soins médicaux et chirurgicaux, prévention, accompagnement psychosocial et réinsertion.
Adama Dosso a demandé aux experts des recommandations concrètes et une feuille de route précisant les priorités, les responsabilités, les besoins de financement et les partenariats à mobiliser. L'extension du programme en 2027 reste toutefois conditionnée à la réunion des moyens nécessaires. À travers cette initiative, le gouvernement et la CEDEAO affichent leur volonté de fonder l'intégration régionale sur des actions qui changent concrètement la vie des populations.